Quand envisager une intervention ?
- DMLA « humide » : des vaisseaux anormaux sous la macula. Voir Rétine et macula.
- Œdème du centre de la rétine lié au diabète : voir Diabète et yeux.
- Occlusion d’une veine de la rétine.
- Vaisseaux anormaux dans la forte myopie, et d’autres situations plus rares.
Quel bilan est nécessaire ?
La décision repose sur l’examen et sur l’OCT maculaire, parfois une angiographie. L’OCT est refait régulièrement pour décider des injections suivantes.
Comment se passe une injection ?
- Des gouttes anesthésient l’œil.
- La peau autour de l’œil et l’œil sont désinfectés. Un petit écarteur garde les paupières ouvertes.
- Le médicament est injecté avec une aiguille très fine, sur le côté de l’œil. Cela dure quelques secondes.
On sent en général une pression, rarement une vraie douleur. Signalez une allergie à l’iode ou à un désinfectant.
Objectifs et limites
Le but est de stabiliser la vision, et parfois de l’améliorer. Le traitement freine la maladie, il ne la guérit pas : plusieurs injections sont nécessaires, souvent pendant des années. Arrêter trop tôt expose à une rechute.
Les complications graves sont rares, mais existent : infection dans l’œil, décollement de la rétine, hausse de la pression.
Suites et contrôles
L’œil peut piquer, être rouge à l’endroit de l’injection, ou montrer quelques bulles ou taches pendant un à deux jours. C’est habituel. Suivez toujours l’ordonnance et les conseils du médecin.
Signes qui doivent faire consulter sans attendre
- Douleur qui augmente
- Œil de plus en plus rouge
- Baisse de vision dans les jours qui suivent
Ces signes peuvent annoncer une infection : consultez le jour même. Voir Urgences.
Ces informations sont générales. Elles ne remplacent pas une consultation : seul un examen permet de poser un diagnostic et de décider d'un traitement.