De quoi s’agit-il ?
Le kératocône apparaît le plus souvent à l’adolescence ou chez l’adulte jeune et touche en général les deux yeux, de façon parfois inégale. Il peut évoluer pendant plusieurs années, puis se stabiliser.
Le frottement répété des yeux, souvent lié à une allergie, est un facteur reconnu d’aggravation. Il existe aussi des formes familiales.
Quand consulter ?
- Une vision qui baisse ou se déforme, de loin comme de près
- Une correction de lunettes qui change souvent, avec un astigmatisme qui augmente
- Des images dédoublées, des halos ou un éblouissement
- Un kératocône connu dans la famille
Comment se déroule le bilan ?
Le diagnostic et le suivi reposent sur la topographie cornéenne, qui cartographie la forme de la cornée, complétée selon les cas par la mesure de son épaisseur. Ces mesures, répétées dans le temps, permettent de savoir si le kératocône évolue.
Quels traitements peuvent être envisagés ?
- Arrêter de se frotter les yeux et traiter une allergie associée : c’est essentiel
- Des lunettes, tant qu’elles donnent une vision suffisante
- Des lentilles de contact spécifiques (rigides ou autres), souvent plus efficaces lorsque la cornée est irrégulière : voir Lentilles de contact
- Un traitement visant à freiner l’évolution (réticulation du collagène cornéen, ou « cross-linking »), lorsqu’une progression est démontrée
- Dans les formes avancées, d’autres techniques chirurgicales peuvent être discutées
Ces traitements visent à stabiliser la cornée et à améliorer la vision avec une correction adaptée ; ils ne rendent pas à la cornée sa forme normale.
Pourquoi et comment organiser le suivi ?
Le suivi apprécie la stabilité ou la progression du kératocône à l’aide de topographies successives. Il est plus rapproché chez les jeunes, chez qui l’évolution est plus fréquente.
Ces informations sont générales. Elles ne remplacent pas une consultation : seul un examen permet de poser un diagnostic et de décider d'un traitement.
